Réfutation de la Croyance Chiite en 12 Imâms Infaillibles

Cet article se propose d'examiner et de réfuter la doctrine imamite des douze imâms infaillibles. Nous aborderons les fondements de cette croyance pour en analyser la validité sous un angle critique.

Doctrine Imamite

La Prétention des Douze Imâms

Les Chiites imamites prétendent que l'imâmat après le Messager de Dieu réside en douze imâms. Pour affirmer cela, il faut que le texte sur l'imâm soit nécessairement un texte explicite mentionnant le nom de l'imâm en question, celui de son père et son statut d'imâm.

Ils prétendent que le Prophète a exprimé des propos clairs rapportés par un hadîth qui, selon eux, serait mutawâtir (notoire). Dans ce texte, il serait mentionné les noms des douze imâms, le premier étant 'Alî ibn Abî Ṭâlib et le dernier étant Muḥammad Ibn al-Ḥasan al-'Askarî.

12

Imams nommés par le Prophète

Selon la doctrine imamite

3

Imams nommés par le Prophète

Selon la doctrine zaydite

Les Points d'Accord Zaydites

'Alî ibn Abî Ṭâlib

Clairement mentionné par le Prophète le jour de Ghadîr al-Khumm. Le Ḥadîth d'al-Ghadîr est mutawâtir (notoire) et son sens est indiscutable (qat'î).

L'imâm al-Ḥasan Ibn 'Alî

Reconnu grâce au hadîth des « deux lourds » (ath thaqalayn) et celui du bateau (as-Safîna), tous deux mutawâtir.

L'imâm al-Ḥusayn

Également reconnu par les mêmes hadîths notoires qui établissent l'autorité de la famille du Prophète.

Nous divergeons avec les imamites après l'imâm al-Ḥusayn, car nous ne prétendons pas détenir des textes du Prophète en dehors des trois susmentionnés, et qu'il n'existe aucun texte évident à ce sujet.

Le Rejet de la Notoriété des Hadîths Imamites

Il est possible pour les imamites de s'accorder sur le mensonge et ce, à cause du renforcement de leur innovation par l'intermédiaire du pouvoir abbasside. Le notoire (tawâtur) est la transmission d'un groupe de gens à un autre groupe de gens de sorte qu'il soit raisonnablement impossible de concevoir qu'ils se soient coalisés pour mentir.

Or, dans ce cas, il n'est pas irrationnel d'imaginer le mensonge. En effet, si tel n'était pas le cas, cela se serait répandu dans la umma entière et serait devenu notoirement célèbre en son sein.

Arguments Critiques

Première Raison : Divergences Après Chaque Imâm

Cette divergence suggère fortement que le texte sur l’imâma des douze imâms, auquel les imamites accordent une grande importance, est invalide. Il est inconcevable qu’ils divergent sur l’identité d’un imâm alors que des textes notoires existent, stipulant clairement les noms des imâms.

Leur divergence n’est pas comparable à celle entre les Sunnites et les Chiites concernant l’imâmah de l’imâm ‘Alî, car les deux courants s’accordent sur le caractère notoire du hadîth d’al-Ghadîr et d’autres hadîths, même s’ils divergent quant à son interprétation.

Deuxième Raison : Désaccord Sur le Successeur d'ar-Riḍâ

Les imamites sont en désaccord sur l'imâm succédant à 'Alî ibn Mûsâ ar-Riḍâ. Ceux qui affirment l'imâma de 'Alî ibn Mûsâ ar-Riḍâ se sont divisés en trois groupes distincts :

Arrêt à ar-Riḍâ

Ceux qui se sont arrêtés à 'Alî ibn Mûsâ ar-Riḍâ à cause de sa mort à Tus (ville d'Iran).

Retour sur l'imâma

Ceux qui sont revenus sur son imâma et qui déclarèrent l'imâma d'Aḥmad ibn Mûsâ.

Imâma de Muḥammad

Ceux qui ont déclaré l'imâmah de Muḥammad ibn 'Alî, qui était en bas âge (huit ans selon la majorité).

Troisième et Quatrième Raisons

1

Divergence sur le Douzième Imâm

Al-Nawbakhtî témoigne que la mort du onzième imam sans héritier apparent a plongé la communauté dans une "confusion totale" (al-Hayra), menant à l'apparition de quatorze factions divergentes, ce qui contredit l'idée d'un texte clair et notoire pré-existant sur l'identité du douzième imam.

2

Divergence Après la Mort d'al-Ḥasan al-'Askarî

Certains disent qu'al-Ḥasan al-'Askarî n'est pas mort car cette époque serait alors vide d'imâm infaillible. D'autres disent qu'il est décédé mais qu'il reviendra. D'autres encore affirment qu'il donna la responsabilité à son frère Ja'far ou Muḥammad.

D'aucuns disent qu'Abû Muḥammad est mort sans laisser d'enfant connu, mais en ayant laissé certaines de ses servantes enceintes et il y a d'autres divergences après la mort d'al-Ḥasan al-'Askarî.

Les Factions Chiites et Leurs Divisions

Dirigez-vous vers le livre Firaq as-shi'a (les groupes/factions chiites) d'an-Nubakhtî : il fut contemporain de l'époque de la petite occultation (al-Ghayba as-Ṣughra). Son ouvrage Firaq al-Shi'a agit comme un aveu historique : il documente avec précision l'incertitude des élites chiites et l'absence d'un consensus sur la lignée des douze imams au moment même où celle-ci aurait dû être la plus évidente. On constate qu'il expose une règle de succession stricte : l'imamat doit se transmettre de père en fils, prioritairement à l'aîné des enfants survivants, interdisant ainsi toute transmission entre frères après le cas unique d'al-Hasan et al-Husayn.

Règles Contradictoires

Divergences dans les règles et leur validité

Preuves Ambiguës

Désaccord sur l'interprétation des hadîths

Factions Multiples

Nawursiyya, Fatḥiyya, Sumatiyya et autres

Transmetteurs Waqifiyya

Authentifiés malgré leur madhhab divergent

Cette divergence n'est pas seulement due à l'amour de l'argent et du prestige, mais également à leurs divergences dans les règles, les preuves et leur validité.

Les Témoignages du Doute et de l'Incertitude

« Je rapportais du père d'al-Ḥasan al-'Askarî des narrations qui mentionnaient son fils, Abû Ja'far. Lorsque Abû Ja'far disparu, j'étais inquiet à cause de cela, je suis resté perplexe, je ne savais pas ce qu'il adviendra... »

— 'Abdullah al-Julabî

Les savants chiites, leurs élites, leurs nobles et les meilleurs d'entre eux partirent pour le Ḥajj. Après avoir terminé les rites du pèlerinage, ils se rendirent chez Abû Ja'far (al-Jawâd) et acceptèrent son imâma à cause de la profusion de sa science abondante et des miracles dont ils étaient témoins.

1

Doute Initial

Incertitude généralisée parmi les savants

2

Pèlerinage

Voyage vers le Ḥajj et rencontre

3

Miracles

Témoignage de prodiges selon leurs prétentions

4

Acceptation

Disparition du doute et reconnaissance

Conclusion : L'Absence de Textes Notoires

Ces narrations témoignent de la profondeur du doute et de l'incertitude dans lequel les imamites étaient. Elles indiquent que la cause de l'incertitude est le mystère entourant l'imâmah chez eux et l'inexistence de textes mentionnant les imâms.

Le doute n'a cessé d'être avec eux bien qu'ils prétendent suivre des hadîths notoires citant l'imâm et son nom, alors même que l'incertitude avait gagné les savants chiites, leurs élites, leurs nobles et les meilleurs d'entre eux.

Observe les savants chiites dans leurs avis concernant l'imâma de 'Abdullah ibn Ja'far, puis leur retour sur cet avis pour celui d'ar-Riḍâ. Les récits d'al-Nawbakhtî démontrent qu'en l'absence de textes (nass) explicites et connus de tous, les partisans de l'imamat devaient souvent recourir à des preuves de "science cachée" ou de miracles pour désigner un successeur parmi les nombreux prétendants de la famille alide.

Mystère Doctrinal

Absence de clarté sur la succession

Preuves Secondaires

Recours aux miracles plutôt qu'aux textes

Incertitude Persistante

Doute même parmi les élites


Pour en savoir plus, voir le livre intitulé Avec les imamites, concernant l'Imâma et l'infaillibilité du shaykh zaydite 'Abdullah Ibn al-Ḥusayn ibn Muḥammad al-Kubasî ad-Daylamî.