Le Coran possède-t-il des versets ambigus ?
Une exploration approfondie des concepts de Muhkam et Mutashâbih dans l'exégèse coranique
La question de l'ambiguïté coranique
Le Coran contient-il des versets ambigus ? Cette question fondamentale a suscité de nombreux débats parmi les savants musulmans à travers les siècles.
Le texte coranique lui-même évoque l'existence de versets « Muhkam » (précis) et « Mutashâbih » (équivoques), donnant lieu à diverses interprétations.
Les savants ont développé plusieurs théories pour comprendre cette distinction, chacune reflétant une approche différente de l'herméneutique coranique.
Sourate 3, Verset 7
Le Verset Révélé
C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque (muhkam), qui sont la mère (umm) du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses (mutashâbih). Ceux qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la discorde en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah. Ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » Mais seuls les doués d'intelligence s'en rappellent.
Autre lecture :
C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque (muhkam), qui sont la mère (umm) du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses (mutashâbih). Ceux qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la discorde en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah ainsi que ceux qui sont bien enracinés dans la science. Ils disent : « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » Mais seuls les doués d'intelligence s'en rappellent.
Linguistique
Analyse linguistique
L'analyse linguistique révèle la richesse des termes coraniques. Nous allons commencer par expliquer les termes importants du verset :
Al-Umm (la mère) : l'origine de toute chose. La Mecque est appelée « la mère des cités » (Umm al-Qurâ). On dit également pour le drapeau de l'armée : umm. Son origine est ummah, c'est pourquoi on le met au pluriel sous la forme ummahât, bien qu'on puisse aussi dire ummât.
Al-Mutashâbih (l'équivoque) : dérivé de shubhah (le doute), car l'intention recherchée devient ambiguë et les éléments se ressemblent entre eux. Al-shabh et al-shabah désignent la ressemblance entre deux choses. Al-mutashâbihân et al-mutashâbihât désignent les affaires problématiques.
Al-Zaygh : l'inclinaison, le penchant. Zâgha signifie « s'incliner », et al-tazâwugh désigne l'oscillation chez l'être humain.
Al-Ta'wîl : l'exégèse, l'interprétation. Son origine renvoie au retour et à la destination finale, comme dans l'expression : « Son affaire a abouti (âla) à telle chose », c'est-à-dire qu'elle y est parvenue. Awwaltahu ta'wîlan signifie « je l'y ai fait parvenir ».
Al-Fitnah : son origine est la purification. On dit : « J'ai purifié (fatantu) l'or par le feu », c'est-à-dire je l'ai purifié. Ensuite, l'épreuve religieuse (taklîf) est appelée fitnah car c'est par elle que se réalise la purification. L'égaré est décrit comme cherchant la fitnah parce qu'il cherche à parvenir à l'égarement.
Al-Râsikh dans une chose : celui qui y est fermement établi. Rasakha rusûkhan signifie « être fermement établi ».
Al-Lubb : la raison, l'intelligence. Il est ainsi nommé car c'est ce qu'il y a de plus noble chez l'être humain.
Six perspectives sur Muhkam et Mutashâbih
Les érudits musulmans ont proposé six interprétations principales pour distinguer les versets précis des versets équivoques. Chaque perspective offre une compréhension unique de la structure et de la signification du texte coranique.
Premier avis
Le Muhkam est clair et se dispense d'explication, le Mutashâbih nécessite une explication approfondie
Deuxième avis
Le Muhkam est ce qui abroge, le Mutashâbih est ce qui est abrogé
Troisième avis
Le Muhkam n'admet qu'une seule signification, le Mutashâbih peut avoir plusieurs interprétations
Quatrième avis
Le Muhkam est celui dont le mot n'est pas répété, tandis que le Mutashâbih est celui dont les mots sont répétés. Cet avis est attribué à Ibn Zaid.
Cinquième avis
Le Muhkam est celui dont on connaît l'interprétation avec un sens clair. Le Mutashâbih est celui dont on ne peut pas déterminer l'interprétation - il n'y a pas de moyen d'en connaître le sens.
Sixième avis
Le Muhkam est celui dont la signification est connue sans examen, tandis que le Mutashâbih nécessite un examen approfondi pour être compris.
L'exemple des ossements
Un verset illustratif
« Ne regarde-t-il pas les ossements, comment Nous les fabriquons et les revêtons de chair ? »
Ceux qui soutiennent le cinquième avis donnent ce verset comme exemple de Mutashâbih. Selon eux, Allah n'a pas précisé de nombre spécifique concernant les ossements, laissant ainsi place à différentes interprétations.
C'est l'avis de Rukn ad-Din al-Turaythi et de Mu'ayyad bi-Allah Yahya ibn Hamza, également rapporté de Jabir ibn Abd Allah. Cependant, le cheikh al-Qadi Abd al-Jabbar ne fut pas d'accord avec cette interprétation.
L'étymologie de Muhkam
Avant d'approfondir la question des versets Mutashâbih, il est essentiel de comprendre le concept de Muhkam et ses racines linguistiques.
Le terme « muḥkamât » est dérivé de la racine trilitère « ḥ-k-m », qui renvoie à des concepts de solidité, d'établissement et de maîtrise. Cette racine linguistique fournit des indices importants pour éclairer sa signification dans le contexte coranique.
Muhkam dans la sourate Muhammad
Contexte de révélation
Une occurrence notable du terme « muḥkamât » se trouve dans la sourate Muhammad (S47.V20), utilisé dans le contexte de la révélation d'une sourate établissant fermement le devoir de combattre.
« Ceux qui ont cru disent: «Ah! Si une Sourate descendait!» Puis, quand on fait descendre une Sourate explicite et qu’on y mentionne le combat, tu vois ceux qui ont une maladie au cœur te regarder du regard de celui qui s’évanouit devant la mort. Seraient bien préférables pour eux. »
Cette révélation visait à clarifier une situation où certains avaient répugné à combattre aux côtés du Prophète. Dans ce contexte, « muḥkamât » est compris comme signifiant « fermement établies » ou « explicites ».
La sourate était destinée à clarifier de manière indiscutable le devoir du combat, démontrant ainsi la fonction clarificatrice des versets Muhkam dans des situations nécessitant une guidance sans ambiguïté.
Muhkam dans la sourate Al-Imran
« Il [Dieu] est Celui qui te révèle le Livre dont les versets sont explicites/muḥkamât… » (S3.V7)
Dans la sourate Al-Imran, le terme « muḥkamât » décrit la nature générale des versets du Coran en tant qu'enseignements clairs et établis, plutôt qu'une distinction entre des versets spécifiques. Cette utilisation est corroborée par la sourate Hud (S11.V1), où il est énoncé que l'ensemble du Livre est composé de versets rendus explicites.
Un ancien avis ancien oublié de nos jours
Une narration authentique de Ibn Abbas
L'imam Al-Hakim rapporte dans « Al-Mustadrak Ala As-Sahihayn » un hadith avec une chaîne de transmission solide concernant les versets décisifs.
Ibn Abbas identifie parmi les versets décisifs (Muhkam) ceux qui se trouvent dans la sourate Al-An'am, commençant par : « Dis : "Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien." »
Ce hadith est considéré comme authentique selon la chaîne de transmission, bien qu'Al-Bukhari et Muslim ne l'aient pas inclus dans leurs recueils.
Cette narration peut être interprétée comme relevant des règles juridiques qui annulent les révélations antérieures, ou comme étant explicite dans son sens.
« 3238 – Bakr ibn Muḥammad aṣ-Ṣayrafī nous a rapporté, à Marw ; ʿAbd aṣ-Ṣamad ibn al-Faḍl nous a rapporté ; Mālik ibn Ismāʿīl an-Nahdī nous a rapporté ; Isrāʾīl nous a rapporté, d’après Abū Isḥāq, d’après ʿAbd Allāh ibn Khalīfa, qui a dit : J’ai entendu Ibn ʿAbbās dire :
« Il y a, dans la sourate al-Anʿām, des versets sans équivoque (muḥkamāt), qui sont la Mère du Livre (Umm al-Kitāb). »
Puis il récita : {« Dis : “Venez, je vais vous réciter ce que votre Seigneur vous a interdit…”} [al-Anʿām : 151], jusqu’à la fin du verset.
٣٢٣٨ - حَدَّثَنَا بَكْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ الصَّيْرَفِيُّ، بِمَرْوَ، ثنا عَبْدُ الصَّمَدِ بْنُ الْفَضْلِ، ثنا مَالِكُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ النَّهْدِيُّ، ثنا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ خَلِيفَةَ، قَالَ: سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ ﵄، يَقُولُ: إِنَّ " فِي الْأَنْعَامِ آيَاتٍ مُحْكَمَاتٍ، هُنَّ أُمُّ الْكِتَابِ، ثُمَّ قَرَأَ ﴿قُلْ تَعَالَوْا أَتْلُ مَا حَرَّمَ رَبُّكُمْ عَلَيْكُمْ﴾ [الأنعام: ١٥١] الْآيَةُ «هَذَا حَدِيثٌ صَحِيحُ الْإِسْنَادِ وَلَمْ يُخْرِجَاهُ»
Un savant de Kufa
C'est également l'avis de Abū Zakariyyā Yaḥyā ibn Ziyād al-Farrāʾ – qu'Allah lui fasse miséricorde –, savant de Kufa en matière de grammaire (naḥw) et de langue arabe, décédé en l'an 207 de l'Hégire.
Voir son livre: Maʿānī al-Qurʾān
« {Minhu âyâtun muhkamât} (Il s'y trouve des versets sans équivoque) : c'est-à-dire des versets qui clarifient le licite et l'illicite et qui n'ont pas été abrogés. Ce sont les trois versets de la sourate al-An'âm (les Bestiaux), dont le premier est : {Dis : « Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit »} (S.6, V.151)¹, ainsi que les deux versets suivants. »
L'interprétation d'Ibn Abbas
Dans le Tafsir al-Tabari, plusieurs narrations rapportent l'opinion d'Ibn Abbas concernant la distinction entre Muhkam et Mutashâbih en termes d'abrogation.
Les versets décisifs (Muhkam)
Les versets abrogeants, les permissions et interdictions divines, les obligations, ce en quoi on croit et ce qu'on met en pratique
Les versets équivoques (Mutashâbih)
Les versets abrogés, ce en quoi on croit mais qu'on ne met pas en pratique
La perspective d'Abd al-Rahmân ibn Zayd
Une perspective plus mature émerge avec Abd al-Rahmân ibn Zayd ibn Aslam : les versets Muhkam sont en réalité le détail précis des versets à portée plus générale Mutashâbih, comme illustré dans la sourate Hud.
« Alif, Lam, Ra. C'est un Livre dont les versets ont été détaillés, venant d'un Sage, d'un Connaisseur. » (S11.V1)
L'exemple des récits prophétiques
Ibn Zayd illustre son interprétation en citant les récits prophétiques détaillés dans le Coran, qui clarifient et précisent des concepts plus généraux.
Le Prophète a mentionné des récits dans vingt-quatre versets, incluant l'histoire de Noé et d'autres prophètes. Ces détails clarifient les concepts généraux, démontrant que « ses versets ont été détaillés, puis ils ont été exposés en détail ».
Les mystères divins
Muhkam et Mutashâbih selon les érudits
Certains érudits de cette génération ont proposé une distinction basée sur l'accessibilité de la connaissance : le Muhkam est ce que les savants ont interprété et compris, tandis que le Mutashâbih relève des mystères divins.
Cette catégorie inclut des éléments tels que la connaissance du moment de la sortie d'Isa (Jésus) fils de Marie, le moment où le soleil se lève à l'ouest, le jour du Jugement dernier, et la disparition du monde.
Les lettres isolées du Coran
Certains savants ont affirmé que Dieu a nommé certaines lettres isolées du début de certaines sourates comme « Mutashâbih », par exemple les lettres « Alif, Lam, Mim » et similaires.
Ces lettres se ressemblent en termes de formes et de positions. À l'époque du Prophète Mohammed, certains Juifs cherchaient à prédire la durée de l'islam à partir de ces lettres. Allah a rejeté leurs spéculations, indiquant que seul Lui possède cette connaissance.
Cette opinion est attribuée à Jabir ibn Abdullah ibn Ru'aybah, selon laquelle le verset « Alif, Lam, Mim. Voici le Livre sans aucun doute » a été révélé à ce propos.
Définition du terme Muhkam
Décisif
Un sens clair et incontestable
Clair
Ne laissant aucune ambiguïté
Évident
Compréhension immédiate
Le terme « Muhkam » est souvent traduit par « décisif », « clair » ou « évident », et il fait référence à des versets qui ont un sens clair et incontestable, ne laissant aucune ambiguïté dans leur compréhension.
L'avis majoritaire des savants
La majorité des savants mu'tazilites et zaydites affirment que :
Versets Clairs (Muhkam)
Le muhkam désigne les versets dont le sens voulu est rendu explicite, se suffisant à eux-mêmes sans nécessiter d'explication en raison de leur clarté absolue.
Ces versets constituent la mère du Livre, le fondement auquel on ramène les versets équivoques pour en comprendre le sens véritable.
Versets Équivoques (Mutashâbih)
Le mutashâbih désigne les versets qui nécessitent une explication en raison de l'ambiguïté du sens recherché, admettant plusieurs interprétations possibles.
Ces versets requièrent une réflexion approfondie et doivent être compris à la lumière des versets clairs pour éviter l'égarement.
Imam Al-Hadi - Calife du Yémen
L'Imam Al-Hadi (as) développe cet avis
L'Imam Al-Hadi, calife des musulmans, propose une distinction claire et structurée entre les versets Muhkam et Mutashâbih, basée sur l'accessibilité de leur sens.
Les versets précis (al-Muhkamāt)
Ce sont ceux dont le sens apparent est identique au sens caché, et dont l'interprétation (ta'wīl) est conforme à la révélation (tanzīl) : ils n'admettent pas deux sens, et on ne peut les interpréter de deux manières différentes.
Exemples de versets Muhkam:
  • "Rien n'est tel que Lui, et Il est l'Audient, le Clairvoyant" (S.42:11)
  • "Dis : Il est Allah, Unique" (Sourate Al-Ikhlas)
  • "Louange à Allah qui ne S'est pas donné d'enfant" (S.17:111)
  • Le verset du Trône (Ayat al-Kursi)
Les "mères" (al-Ummahāt)
Les "mères" sont celles auxquelles on ramène les versets ambigus. La "mère" de toute chose est son principe fondamental : c'est vers lui que reviennent les branches et les divergences ; c'est en s'y référant qu'on résout les conflits et qu'on parvient à l'accord.

Le principe fondamental est ce qui est précis (muhkam) : c'est vers lui que reviennent les branches et les divergences.
Imam Al-Hadi
Les versets ambigus selon Al-Hadi
L'Imam Al-Hadi distingue deux catégories de versets ambigus (Mutashâbihāt) selon leur accessibilité à la compréhension humaine.
Les Mutashâbihāt absolus
Connaissance voilée aux créatures
Ce sont ceux dont Allah a voilé la connaissance aux créatures : personne n'en connaît l'interprétation (ta'wīl) sinon le Seigneur des cieux.
« Et nul n'en connaît l'interprétation sinon Allah ; et les fermes dans la science disent : Nous y croyons tous, tout vient de notre Seigneur » (S.3:7)
Exemples:
  • Yā Sīn
  • Ḥā Mīm
  • Alif Lām Mīm
  • Kāf Hā Yā ʿAyn Ṣād
  • Ṣād
Les savants ramènent ces versets à Allah car ils ne les connaissent pas et qu'Il les a voilés pour eux.
Les Mutashâbihāt relatifs
Interprétation accessible aux savants
Ce sont ceux dont les créatures ont besoin de comprendre, et dont Allah a informé les savants qu'Il a ordonné de questionner : c'est ce dont l'interprétation est contraire à la révélation littérale (tanzīl).
Exemples:
  • « Des visages, ce jour-là, seront rayonnants, regardant vers leur Seigneur » (S.75:22-23)
  • « Et les cieux seront pliés dans Sa main droite » (S.39:67)
  • « Béni soit le Nom de ton Seigneur » (S.55:78)
  • Les versets sur l'égarement et l'ajournement (al-imlā')
La révélation (tanzīl) se rapporte à une interprétation connue des savants.
Imam Al-Hadi
Le danger de l'anthropomorphisme
L'Imam Al-Hadi met en garde contre l'erreur des ignorants qui attribuent à Allah une ressemblance avec Ses créatures en interprétant littéralement les versets ambigus.
L'erreur des ignorants
Les ignorants attribuent à Allah une ressemblance avec Ses créatures en interprétant littéralement certains versets qui peuvent prêter à confusion.
L'annulation des versets précis
Ainsi, ils ont annulé par là ce qu'Allah a mentionné des versets mères précis, qu'Il a établis comme témoins de la vérité et comme preuves éloquentes du sens apparent des versets ambigus.
Le principe herméneutique
Les versets Muhkam (précis) doivent servir de référence pour interpréter les versets Mutashâbih (ambigus). Ignorer ce principe conduit à l'anthropomorphisme (tashbīh) et à l'égarement.
« Les versets précis sont établis comme témoins de la vérité et comme preuves éloquentes du sens apparent des versets ambigus. »
Imam Al-Hadi
Synthèse de l'approche de l'imam Al-Hadi
L'Imam Al-Hadi propose une méthodologie claire pour aborder les versets coraniques selon leur nature.
01
Les versets Muhkam (précis)
Sens apparent = sens caché
Interprétation = révélation
Pas d'ambiguïté possible
  • Exemples: Sourate Al-Ikhlas, Ayat al-Kursi
02
Les Muhkam comme "mères" (Ummahāt)
Principe fondamental du Livre
Point de référence pour résoudre les ambiguïtés
Témoins de la vérité
03
Les Mutashâbih absolus
Connaissance réservée à Allah seul
Les lettres isolées (Alif Lām Mīm, etc.)
Attitude des savants: "Nous y croyons"
04
Les Mutashâbih relatifs
Interprétation accessible aux savants
Sens apparent ≠ sens réel
Doivent être ramenés aux versets Muhkam
  • Exemples: versets anthropomorphiques

« La méthodologie d'Al-Hadi établit une hiérarchie claire : les versets précis (Muhkam) sont le fondement auquel on ramène les versets ambigus (Mutashâbih), évitant ainsi l'anthropomorphisme et l'égarement. »
Contexte Historique
Les Circonstances de la Révélation
Le patrimoine islamique nous a transmis plusieurs traditions sur le sujet :
1
La Délégation Juive
Huyay ibn Akhtab et Ka'b ibn al-Ashraf vinrent questionner le Prophète sur les lettres mystérieuses « Alif Lâm Mîm », cherchant à calculer la durée du règne de sa communauté par la méthode du jummal.
2
La Délégation de Najrân
Des chrétiens débattirent avec le Prophète au sujet de Jésus, questionnant sa nature comme Parole d'Allah et Esprit émanant de Lui, cherchant à créer la confusion.
3
Les Hypocrites
Selon Ibn Jurayj, le verset fut également révélé concernant les hypocrites qui cherchaient à semer le doute parmi les croyants.
Les six occurrences de Mutashâbihât
Dans le contexte du Coran, le terme « mutashâbihât » apparaît dans six versets spécifiques, portant sur des sujets variés mais reliés par un fil conducteur.
Ces versets portent sur des sujets variés, mais un fil conducteur relie leur utilisation du terme « mutashâbihât » : la notion de ressemblance et de confusion.
L'analyse de ces occurrences révèle comment le concept s'applique à différents contextes coraniques, de la description des vaches à la nature du texte lui-même.
Analyse des six occurrences de Mutashâbihât dans le Coran
1
Sourate Al-Baqara (2:70)
Ils dirent : « Demande pour nous à ton Seigneur de nous préciser quelle elle doit être; car pour nous, les vaches se ressemblent (mutashâbih). Et nous serions, si Allah veut, bien guidés. »
قَالُوا ادْعُ لَنَا رَبَّكَ يُبَيِّنْ لَنَا مَا هِيَ إِنَّ الْبَقَرَ تَشَابَهَ عَلَيْنَا وَإِنَّا إِن شَاءَ اللَّهُ لَمُهْتَدُونَ
Dans le récit des Enfants d'Israël et le sacrifice de la vache, le terme est utilisé pour décrire des vaches qui se ressemblent, créant une confusion dans le choix et la compréhension de l'ordre divin.
2
Sourate Al-Baqara (2:118)
Et ceux qui ne savent pas disent : « Pourquoi Allah ne nous parle-t-Il pas, ou pourquoi ne nous vient-Il pas un signe ? » Ainsi parlait ceux d'avant eux, leurs cœurs se ressemblent. Certes, Nous avons exposé les signes à des gens qui ont la foi.
وَقَالَ الَّذِينَ لَا يَعْلَمُونَ لَوْلَا يُكَلِّمُنَا اللَّهُ أَوْ تَأْتِينَا آيَةٌ كَذَٰلِكَ قَالَ الَّذِينَ مِن قَبْلِهِم مِّثْلَ قَوْلِهِمْ تَشَابَهَتْ قُلُوبُهُمْ قَدْ بَيَّنَّا الْآيَاتِ لِقَوْمٍ يُوقِنُونَ
Ce verset évoque ceux dont les cœurs se ressemblent dans leur obstination et leur demande de miracles, soulignant une similitude dans leur incroyance ou leur scepticisme.
3
Sourate Al-An'am (6:99)
C'est Lui qui, du ciel, a fait descendre de l'eau. Par elle, Nous faisons germer toutes sortes de plantes, d'où Nous faisons sortir une verdure d'où Nous produisons des grains amassés, et des palmiers, de leurs régimes, des grappes qui pendent. Et aussi les jardins de vignes, l'olivier et le grenadier, semblables et dissemblables. Regardez leurs fruits quand ils fructifient et quand ils mûrissent. Voilà bien des signes pour ceux qui croient.
وَهُوَ الَّذِي أَنزَلَ مِنَ السَّمَاءِ مَاءً فَأَخْرَجْنَا بِهِ نَبَاتَ كُلِّ شَيْءٍ فَأَخْرَجْنَا مِنْهُ خَضِرًا نُّخْرِجُ مِنْهُ حَبًّا مُّتَرَاكِبًا وَمِنَ النَّخْلِ مِن طَلْعِهَا قِنْوَانٌ دَانِيَةٌ وَجَنَّاتٍ مِّنْ أَعْنَابٍ وَالزَّيْتُونَ وَالرُّمَّانَ مُشْتَبِهًا وَغَيْرَ مُتَشَابِهٍ انظُرُوا إِلَىٰ ثَمَرِهِ إِذَا أَثْمَرَ وَيَنْعِهِ إِنَّ فِي ذَٰلِكُمْ لَآيَاتٍ لِّقَوْمٍ يُؤْمِنُونَ
Ici, le terme décrit des fruits et des cultures, certains se ressemblant et d'autres non, malgré une source unique (l'eau). Cela met en lumière la diversité et la ressemblance dans la création.
4
Sourate Al-An'am (6:141)
C'est Lui qui a créé les jardins, treillagés et non treillagés; les palmiers et les cultures aux récoltes diverses; l'olivier et le grenadier, semblables et dissemblables. Mangez de leurs fruits, quand ils produisent, et acquittez-en le droit le jour de la récolte. Et ne gaspillez point, car Il n'aime pas les gaspilleurs.
وَهُوَ الَّذِي أَنشَأَ جَنَّاتٍ مَّعْرُوشَاتٍ وَغَيْرَ مَعْرُوشَاتٍ وَالنَّخْلَ وَالزَّرْعَ مُخْتَلِفًا أُكُلُهُ وَالزَّيْتُونَ وَالرُّمَّانَ مُتَشَابِهًا وَغَيْرَ مُتَشَابِهٍ كُلُوا مِن ثَمَرِهِ إِذَا أَثْمَرَ وَآتُوا حَقَّهُ يَوْمَ حَصَادِهِ وَلَا تُسْرِفُوا إِنَّهُ لَا يُحِبُّ الْمُسْرِفِينَ
De manière similaire au verset précédent, il est question de jardins produisant des fruits semblables et dissemblables, illustrant la richesse et la variété de la nature, qui contient à la fois des similitudes et des distinctions.
5
Sourate Ar-Ra'd (13:16)
Dis : « Qui est le Seigneur des cieux et de la terre ? » Dis : « Allah. » Dis : « Prenez-vous donc, en dehors de Lui, des protecteurs qui ne possèdent pour eux-mêmes ni profit ni dommage ? » Dis : « L'aveugle et le clairvoyant sont-ils égaux ? Ou les ténèbres et la lumière sont-elles égales ? Ou bien auraient-ils donné à Allah des associés qui auraient créé comme Sa création au point que la création se ressemble pour eux ? » Dis : « Allah est le Créateur de toute chose, et Il est l'Unique, le Dominateur suprême. »
قُلْ مَن رَّبُّ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ قُلِ اللَّهُ قُلْ أَفَاتَخَذْتُم مِّن دُونِهِ أَوْلِيَاءَ لَا يَمْلِكُونَ لِأَنفُسِهِمْ نَفْعًا وَلَا ضَرًّا قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الْأَعْمَىٰ وَالْبَصِيرُ أَمْ هَلْ تَسْتَوِي الظُّلُمَاتُ وَالنُّورُ أَمْ جَعَلُوا لِلَّهِ شُرَكَاءَ خَلَقُوا كَخَلْقِهِ فَتَشَابَهَ الْخَلْقُ عَلَيْهِمْ قُلِ اللَّهُ خَالِقُ كُلِّ شَيْءٍ وَهُوَ الْوَاحِدُ الْقَهَّارُ
Le contexte de ce verset, qui traite de la création et des signes d'Allah, implique que certaines manifestations de Sa puissance peuvent se ressembler dans leur fonction ou leur apparence, mais diffèrent dans leur essence ou leur portée.
6
Sourate Az-Zumar (39:23)
Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont les parties se ressemblent (mutashâbihan) et qui se répètent. Les peaux de ceux qui craignent leur Seigneur frissonnent (à l'entendre); puis leurs peaux et leurs cœurs s'adoucissent au rappel d'Allah. Voilà le guide d'Allah par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque Allah égare n'aura personne pour le guider.
اللَّهُ نَزَّلَ أَحْسَنَ الْحَدِيثِ كِتَابًا مُّتَشَابِهًا مَّثَانِيَ تَقْشَعِرُّ مِنْهُ جُلُودُ الَّذِينَ يَخْشَوْنَ رَبَّهُمْ ثُمَّ تَلِينُ جُلُودُهُمْ وَقُلُوبُهُمْ إِلَىٰ ذِكْرِ اللَّهِ ذَٰلِكَ هُدَى اللَّهِ يَهْدِي بِهِ مَن يَشَاءُ وَمَن يُضْلِلِ اللَّهُ فَمَا لَهُ مِنْ هَادٍ
Ce verset décrit le Coran comme un Livre dont les parties se ressemblent (mutashâbih) et se répètent, signifiant une harmonie et une cohérence dans ses messages et ses vérités.
La divergence sur la lettre « Waw »
Dans les cercles mu'tazilites, une divergence d'interprétation concerne la lettre « waw » dans le passage « Al-Rasikhuna fi Al-'Ilm » (ceux qui sont bien enracinés dans la science) du verset S3.V7.
Interprétation « et »
Les bien enracinés connaissent aussi l'interprétation
Interprétation « mais »
Seul Allah connaît l'interprétation
Le premier avis
Selon Ibn 'Abbâs, Mujâhid, al-Rabî', Muhammad ibn Ja'far et Ibn al-Zubayr, le wâw est de coordination. Cela signifie que les savants bien enracinés connaissent également l'interprétation des versets équivoques.
Ibn 'Abbâs affirma : « Je fais partie de ceux qui sont bien enracinés dans la science », et Mujâhid dit la même chose, démontrant leur conviction de pouvoir interpréter le mutashâbih.
Arguments Linguistiques
L'expression yaqûlûn (ils disent) serait un circonstanciel au cas accusatif.
Cette interprétation est validée par le fait que les Compagnons et les Successeurs se sont accordés pour interpréter l'ensemble des versets du Coran.
Le deuxième avis sur le « Waw »
Un deuxième avis, tout aussi intrigant, interprète la lettre « waw » comme une conjonction de reprise (waw al-istinbaf), créant une phrase distincte.
Selon 'Â'ishah, al-Hasan, Mâlik, al-Kisâ'î et al-Farrâ', le wâw est d'introduction. La phrase s'achève avec « nul n'en connaît l'interprétation à part Allah », puis commence une nouvelle phrase.
Al-râsikhûn devient le sujet et son prédicat se trouve dans yaqûlûn : « Et ceux qui sont bien enracinés dans la science disent ».
Selon cette interprétation, le mutashâbih comprend l'heure de la Fin des temps, les lettres mystérieuses, la sortie de l'Antéchrist, la bête de la terre, Gog et Magog.
Les partisans du deuxième avis
Cet avis est étayé par diverses sources prestigieuses de l'exégèse islamique, reflétant une tradition interprétative importante.
Aisha
Épouse du Prophète
Al-Hasan
Tabi'i renommé
Malik
Fondateur d'école juridique
Al-Kisai
Grammairien arabe
Abi Ali partage également cette perspective, qui définit les versets ambigus comme englobant les événements de l'heure dernière et les lettres isolées du Coran.
Les partisans du premier avis
Il est intéressant de noter que la majorité des mu'tazilites contemporains et des théologiens parmi les Ash'arites adoptent le premier avis concernant l'interprétation du « waw ».
Le juge Abd al-Jabbar soutient fermement le premier avis en le considérant plus cohérent avec les déclarations divines. C'est également l'avis du célèbre Ibn Rushd (Averroes).
Pour le premier groupe, cette connaissance est un privilège conféré par Allah, tandis que pour le second, elle reste au-delà de la portée humaine en tant qu'aspect de la connaissance divine.
Ceux qui ont l'Inclinaison au Cœur
Les Juifs
Selon Ibn 'Abbâs, ce sont les Juifs qui cherchaient à connaître la durée de vie de la communauté musulmane par des calculs numériques.

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Les Chrétiens
Selon al-Rabî', ce sont les chrétiens qui débattaient au sujet de la nature de Jésus, cherchant la confusion.
Les Hypocrites
Selon Ibn Jurayj, ce sont les hypocrites qui utilisaient les versets équivoques pour semer le doute.
Les Innovateurs
Selon Qatâdah, tous ceux qui argumentent par le mutashâbih pour soutenir leur fausseté, comme les Kharidjites.
La Nature de l'Égarement
Zaygh : L'Inclinaison
Une inclinaison de la vérité vers le faux, soit par ignorance, soit par doute délibéré.
Manifestations de la Fitnah
  • Le polythéisme selon al-Suddî, al-Rabî' et Ibn al-Zubayr
  • La confusion selon Mujâhid
  • L'égarement loin de la vérité
  • La corruption des relations dans la religion selon al-Asamm
La recherche de la Fitnah
Comprendre le terme "fitnah" dans le contexte du verset
"Fa-yattabi'ûna mâ tashâbaha minhu" (Ils mettent l'accent sur les versets équivoques) : ils utilisent ces versets comme arguments pour leur fausseté.
"Ibtighâ'a" : recherchant.
Le polythéisme (Shirk)
On dit qu'il s'agit du polythéisme (shirk), d'après al-Suddî, al-Rabî' et Ibn al-Zubayr.
La confusion
La confusion, d'après Mujâhid.
L'égarement
L'égarement loin de la vérité.
La corruption religieuse
La corruption des relations dans la religion, d'après al-Asamm.
"Wa-ibtighâ'a ta'wîlih" (et en essayant de leur trouver une interprétation) : c'est-à-dire rechercher son interprétation contrairement à la vérité. On dit aussi : rechercher sa connaissance.
Les Savants
Qui sont les Bien Enracinés ?
Les Croyants Parmi les Gens du Livre
Comme 'Abdullâh ibn Salâm et d'autres qui ont embrassé l'Islam avec sincérité et connaissance.
Les Savants de la Communauté
Ceux qui possèdent la certitude et que le doute n'atteint pas, maîtrisant la science religieuse.
Les Quatre Qualités
La piété envers Allah, l'humilité envers les créatures, le renoncement au monde, et l'effort spirituel contre l'âme.
« Nous y Croyons »
La Foi des Savants
L'expression « Âmannâ bih kullun min 'indi rabbinâ » (Nous y croyons, tout provient de notre Seigneur) caractérise les bien enracinés dans la science.
Selon Ibn 'Abbâs, Mujâhid et al-Suddî, ils sont nommés râsikhîn précisément pour cette parole qui manifeste leur soumission totale à la révélation divine.
Le terme 'inda (auprès de) est une particule de liaison, signifiant que tout - le muhkam comme le mutashâbih - provient d'Allah qui l'a révélé.
Sagesse
Les Doués d'Intelligence
« Et seuls les doués d'intelligence s'en rappellent » - Wa-mâ yadhdhakkaru illâ ulû al-albâb
Cette conclusion du verset souligne que seuls ceux qui possèdent la raison (al-lubb) tirent véritablement enseignement de ce qui se trouve dans le Coran. L'intelligence ici désigne la faculté la plus noble de l'être humain, celle qui permet de distinguer le vrai du faux et de comprendre les subtilités de la révélation divine.
Jurisprudence
Les Règles Juridiques à avoir sur le verset
1
Existence du Muhkam et Mutashâbih
Le verset établit qu'il existe dans le Coran du muhkam et du mutashâbih. L'opinion la plus proche est que le muhkam indique le sens voulu par lui-même, tandis que le mutashâbih prête à confusion.
2
Ramener le Mutashâbih au Muhkam
Le verset établit que le mutashâbih doit être ramené au muhkam, et que son sens doit y être recherché pour éviter l'égarement et la confusion.
3
Domaine d'Application
Le muhkam et le mutashâbih concernent uniquement les fondements (usûl) comme l'Unicité divine (tawhîd) et la Justice divine ('adl), car les questions d'ijtihâd ne font l'objet d'aucun blâme.
La Sagesse Divine dans la Révélation
L'Intérêt du Mutashâbih
Le fait que le Coran soit constitué de muhkam et de mutashâbih comporte un intérêt (maslahah) profond. Allah l'a révélé ainsi intentionnellement pour une sagesse particulière.
L'utilité réside dans l'incitation à la réflexion et à la discussion. Si tout était muhkam, cela conduirait les croyants à s'appuyer sur l'imitation aveugle (taqlîd) et à délaisser la réflexion personnelle et l'effort intellectuel.
Cette structure encourage donc l'étude approfondie, le débat savant, et le développement de la pensée critique au sein de la communauté musulmane.
Les Héros de la Science Islamique
Wâsil et 'Amr
Pionniers des Gens de la Justice, ils ont courageusement défendu l'orthodoxie face aux déviations théologiques.
Abû al-Hudhayl
Champion de la dialectique islamique, il a sauvé la communauté du dualisme et de l'athéisme par sa science.
Maîtres de Bagdad
Abû 'Alî, Abû Hâshim et leurs disciples ont établi les fondements de la théologie rationnelle islamique.
Ahl Al-Bayt (Les Imams Zaydites)
Ces imams vénérés furent des héros de la science islamique, contribuant à la défense de la foi et à l'interprétation éclairée du Coran.
La Vérité par la Réflexion
Le Rôle de l'Intelligence
Le verset établit que la vérité se reconnaît par la réflexion, c'est pourquoi Allah dit : « Et seuls les doués d'intelligence s'en rappellent », les spécifiant ainsi car ce sont eux les responsables (mukallafûn).
Cette conclusion souligne l'importance de l'usage de la raison dans la compréhension de la révélation. L'intelligence n'est pas opposée à la foi, mais en est le complément nécessaire.
Les ulû al-albâb (doués d'intelligence) sont ceux qui combinent la foi sincère avec la réflexion profonde, permettant une compréhension authentique du message divin.
Conclusion
Enseignements Essentiels
Structure Coranique
Le Coran contient des versets clairs (muhkam) et équivoques (mutashâbih), chacun ayant sa fonction dans la guidance divine.
Méthodologie
Les versets équivoques doivent être compris à la lumière des versets clairs, évitant ainsi l'égarement et la confusion.
Réflexion
La présence du mutashâbih encourage la réflexion intellectuelle et prévient l'imitation aveugle.
Savants
Les bien enracinés dans la science jouent un rôle crucial dans la défense et la transmission de la vérité religieuse.